" Le socialisme, c'est la démocratie jusqu'au bout!" - Jean JAURES
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PARTI SOCIALISTE |
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Parti Socialiste de St Christol lez Alès
Grégory Thomas, secrétaire de section.
E-Mail : contact@ps-st-christol-lez-ales.org

En 2011, Laurent Wauquiez avait suscité une profonde indignation dans le pays en désignant « les assistés » comme « le cancer de notre société ». En 2012, le président sortant lui emboîte le pas : « Passé un délai de quelques mois, toute personne au chômage, sans perspective sérieuse de reprise d’emploi devra choisir une formation qualifiante…. A l’issue de cette formation, qui sera obligatoire, le chômeur sera tenu d’accepter la première offre d’emploi correspondant au métier pour lequel il aura été formé » (Figaro Magazine, 11 février). Avec François Hollande, nous refusons cette stigmatisation des chômeurs substituée à la mobilisation contre le chômage car elle confond la cause et l'effet, le coupable et les victimes.
1) Les devoirs des demandeurs d’emploi ne sont pas une nouveauté
- Sans que cela soit réellement une nouveauté[1], la loi du 1er aout 2008 avait instauré les « droits et devoirs des demandeurs d’emploi ». Ceux-ci doivent dorénavant s’engager à ne pas refuser plus de 2 offres d’emploi correspondant à « l’offre raisonnable » qu’ils auront définie avec leur conseiller Pôle Emploi dans leur projet professionnel personnalisé.
- Par ailleurs, cette loi précise les motifs possibles de radiation de la liste des demandeurs d’emploi : non justification de démarches en vue de retrouver un emploi, de créer ou de reprendre une entreprise, refus à 2 reprises d’une « offre raisonnable » d’emploi, refus de suivre une action de formation ou d’aide à la recherche d’emploi…
- Le contrôle de la recherche d'emploi est déjà effectif puisqu’il donne lieu au total à environ 2 000 radiations par mois (sur les 40 000 radiations mensuelles). Parmi celles-ci, la sanction de refus de deux « offres raisonnable d’emploi » est rarissime puisque seule une centaine de demandeurs d’emploi en ont fait l’objet depuis 2008.
2) Les demandeurs d'emploi ne s'inscrivent pas à Pôle Emploi par plaisir ou par paresse
- En 2011, Pôle emploi a reçu près de deux fois plus de demandeurs d’emplois que d’offres d’emploi : 6,2 millions de personnes se sont inscrites à Pôle emploi et dans le même temps, l’opérateur a reçu 3,4 millions d’offres d’emploi.
- C’est bien la preuve que les demandeurs d’emploi ne sont pas des « assistés » qui profiteraient du système. C’est une population qui souffre et essaie tant bien que mal de s’en sortir. S'il était un président de la République digne de sa fonction, M. Sarkozy citerait plus souvent le Préambule de la Constitution de 1946 qui stipule que « chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi ».
- M. Sarkozy affirme qu'un chômeur a moins de pouvoir d’achat, mais il devrait prendre également conscience que s’il est radié, il n’en a plus du tout.
3) Le problème ne vient en aucun cas des chômeurs mais essentiellement de Pôle emploi qui n’est pas en mesure d’assumer la totalité de ses missions
- Alors qu'il compte 4,3 millions de personnes à la recherche d’un emploi, le Pôle emploi souffre d’un cruel manque de moyens – en termes d’effectifs comme de crédits d’intervention. D’un côté, les portefeuilles des agents de Pôle emploi explosent et de l’autre, le Gouvernement diminue de 12% les crédits de la mission emploi/travail pour 2012. Ce n’est pas avec 1000 CDD annoncés à la mi-janvier que Pôle emploi fera face aux 230 000 demandeurs d’emploi supplémentaires qu’anticipe l’Unedic pour cette année...
- Les moyens alloués à la formation des demandeurs d’emploi ne sont pas à la hauteur des enjeux : entre 2002 et 2009, le nombre d’entrées en formation a diminué de 20% quand le nombre de demandeurs d’emploi a lui augmenté de 20%.
- Le développement de politiques d’activation des demandeurs d'emploi est légitime et il devra reprendre sa forme normale dès que la conjoncture le permettra. Pour autant, les droits et devoirs doivent être une obligation réciproque qui engage également l’opérateur de l’emploi à une obligation de moyens. La cohérence du système est à ce prix.
4) En passant par référendum, Sarkozy exclut les partenaires sociaux et cherche à passer en force pour imposer un modèle qui accroît la précarité
- Sans nier la légitimité démocratique du référendum, force est de constater que, suite à l’échec du sommet pour l'emploi de la mi-janvier à l'Elysée, le président sortant cherche à court-circuiter les corps intermédiaires, notamment les partenaires sociaux qui sont pourtant en charge de la gestion de l'assurance chômage et du Service Public de l’Emploi.
- Comme l'a dit François Hollande, le référendum sur la politique pour le pays, c'est l'élection présidentielle.
En 2007, le candidat UMP avait promis de ramener le chômage à 5 %. En 2012, à l'issue de son quinquennat, le chômage frôle les 10 % tandis que le Président sortant divise et stigmatise.
Ce n’est pas en flattant les mauvais instincts, en pointant du doigt les difficultés de certains dans l’espoir de s’attirer les faveurs des autres, que la France sortira de la crise. C’est en se plaçant au côté des plus fragilisés et en donnant au Service Public de l’Emploi les moyens de mener à bien sa mission.
C'est en engageant le redressement productif du pays (banque publique d'investissement, livret épargne industrie, soutien aux PME et aux ETI...), en luttant contre le chômage des jeunes et des seniors (contrat de générations, emplois d'avenir...), en formant les jeunes et les salariés (pacte éducatif, sécurisation des parcours professionnels...) que nous pourrons relancer la croissance et l'emploi.
Le redressement de la France et le rassemblement des Français, c'est le projet de François Hollande et l'attente d'une majorité de Français.
[1] L'ordonnance du 20 décembre 1986 avait déjà introduit dans le code du travail " Un décret détermine les conditions dans lesquelles sont exclues de la liste des demandeurs d'emploi les personnes qui, sans motif légitime, refusent d'accepter un emploi offert, de suivre une action de formation ou de répondre aux convocations de l'Agence nationale pour l'emploi".
Après avoir convoqué les représentants des collectivités locales à l'Elysée, le président-candidat met en cause une fois de plus les territoires et les élus du peuple qui les dirigent : « De 1998 à 2009, les effectifs des collectivités territoriales ont augmenté de 430 000 ! » (Figaro Magazine). Avec démagogie et brutalité, il accuse les collectivités territoriales – majoritairement dirigées par la gauche – de mauvaise gestion. Pour les mettre au pas, il suggère de leur imposer un pseudo-pacte de stabilité des dépenses consistant à conditionner les dotations de l'Etat à leur bonne gestion financière. Les accusations de Sarkozy ne résistent pas à l'examen des faits.
1. La hausse des effectifs dans les collectivités territoriales est la conséquence de la RGPP dans les services de l’Etat
L’augmentation des effectifs dans les collectivités est due avant tout à l’effet mécanique des transferts de personnels (plus de 150 000 agents), qui ont parallèlement réduit les effectifs de l’Etat. Or ces transferts pèsent dans le budget des collectivités parce qu’ils ont été mal compensés : cela fait longtemps que les instances de concertation mises en place ont échoué à compenser ces transferts à hauteur de leur coût réel.
De plus, il a souvent fallu embaucher au-delà des effectifs de l’Etat pour remettre les services à niveau (cf. les collèges pour les départements et des lycées pour les régions).
La création d’emploi dans les collectivités tient aussi à la « décentralisation de fait » opérée par l’Etat dans le cadre de la RGPP. Depuis 2004, l’absence de clarification de compétences a permis aux gouvernements UMP successifs de faire payer aux collectivités le prix de ses réductions d’effectifs, en les assimilant de facto à des services déconcentrés.
Enfin, dans certains domaines, ce sont les collectivités qui, face à la carence de l’Etat, sont contraintes de renforcer leurs effectifs (cf. les régions en matière de développement économique).
2. Les collectivités participent depuis longtemps à la maîtrise de l’endettement
La dette des collectivités territoriales ne représente que 10 % de l’ensemble de la dette publique telle que la définissent les critères européens de Maastricht, contre 20 % il y a trente ans. Elle a donc diminué de moitié depuis la mise en œuvre de la décentralisation par la gauche en 1981. La part de la dette des collectivités ne représente que 7% du PIB (contre 9 % dans les années 1990).
La loi obligent les budgets locaux à maîtriser leurs dépenses : les budgets doivent être votés en équilibre et le résultat nécessairement positif de la section de fonctionnement doit couvrir l’amortissement du capital de la dette. Ce n’est pas le cas de l’Etat, qui emprunte pour financer son fonctionnement à hauteur de 20 %. Le déficit de l'Etat est 67 fois supérieur à celui des collectivités territoriales.
Contrairement à ce que prétend le duo Sarkozy-Fillon, il ne suffirait pas de supprimer les dotations[1] (75 Mds€) pour enrayer le déficit budgétaire de l’Etat : ces concours participent dans les budgets locaux aux financements de dépenses qui devraient sinon être réintégrés, à due concurrence, aux dépenses du budget de l’Etat.
3. Aujourd’hui, les collectivités se retrouvent face à une triple contrainte, alors qu’elles représentent plus de 70 % de l’investissement public en France
Alors que les collectivités territoriales soutiennent la croissance, l'activité des entreprises et l'emploi par leurs investissements (50 Mds€ en 2009), le gouvernement actuel organise leur asphyxie financière.
- La loi de finances pour 2008 a supprimé le contrat de croissance et de solidarité pour y substituer un contrat de « stabilité » uniquement indexé sur l'inflation.
- La loi de programmation des finances publiques pour 2009-2012 a gelé en « volume » les dotations (prise en compte de l'inflation mais pas de la croissance).
- La loi de programmation 2011-2014 a gelé en « valeur » les dotations (la prise en compte de l'inflation est supprimée). Les dotations sont en baisse : « l’enveloppe normée » des dotations diminue de 0,2 % et la dotation globale de fonctionnement (DGF) est gelée.
Dans le même temps, le duo Sarkozy-Fillon a organisé une recentralisation de la ressource locale et transformé des impôts locaux en dotations, pour un montant total supérieur à 50 Mds€. Elles représentent près d’un quart des recettes des collectivités locales et privent les collectivités territoriales de toute marge de manœuvre pour leurs ressources.
Avec la réforme de la taxe professionnelle, les collectivités territoriales voient leurs marges de manœuvre et leur autonomie fiscale réduites comme peau de chagrin. Ainsi, les Régions ont perdu tout pouvoir sur la fixation des taux.
Le Gouvernement est également mauvais payer : l'ardoise contractée à l'égard des Départements (RSA, APA...) se chiffre à 6,4 Mds€ en 2011.
Les banques se retirent du marché des collectivités sous l’effet de la conjoncture économique et des nouvelles règles en matière prudentielles (Bâle III) : l’impasse de financement est de 8 à 12 Mds€. La fin annoncée de Dexia, financeur indispensable des collectivités locales, fragilisent plus encore leur capacité à financer les projets d'investissement, donc à soutenir l'activité économique.
En même temps qu'ils les appauvrissent et les stigmatisent, le président sortant et sa majorité de droite ne cesse de solliciter les collectivités pour financer les grandes infrastructures nationales (LGV, Plan Campus, déploiement du haut débit) comme les politiques de solidarité nationale (RSA, dépendance, handicap).
Alors que le Gouvernement démantèle les services publics à coup de RGPP aveugle, les 4/5e des budgets des collectivités sont consacrés aux biens et services publics de proximité : collèges et lycées, routes, TER, équipements sportifs et culturels, petite enfance, etc.
4. La bonne maîtrise des finances publiques appelle à remplacer une part des dotations de l’Etat par de la fiscalité
La « réforme » de la taxe professionnelle par Sarkozy et la majorité de droite au Parlement représente un gouffre pour les finances de l’Etat : elle correspond à une dégradation structurelle du déficit de l’Etat d’environ 5 milliards par an.
Il est aujourd’hui nécessaire d’envisager une nouvelle fiscalité territoriale, dans le cadre d'« une nouvelle étape de la décentralisation » telle que la propose François Hollande (proposition 54) et qui prévoit notamment :
- l'abrogation du conseiller territorial et la clarification des compétences ;
- un pacte de confiance et de solidarité entre l'Etat et les collectivités locales garantissant le niveau des dotations à leur niveau actuel ;
- une refonte de la fiscalité locale en donnant plus d'autonomie aux communes, aux départements et aux régions, en contrepartie d'une plus grande responsabilité ;
- une vraie péréquation entre les territoires et en leur sein.
Si les Français lui font confiance et s'ils élisent une majorité de gauche à l'Assemblée nationale pour réaliser le changement, F. Hollande demandera au Gouvernement de proposer au Parlement une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales.
Pour Sarkozy, les collectivités sont une charge. Pour François Hollande, elles sont une chance. Une chance pour le redressement économique. Une chance pour le rassemblement dans les valeurs de la République.
[1] Enveloppe normée + FCTVA+ dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle + remboursements et dégrèvements sur impôts locaux. Si on y inclut la fiscalité transférée (ce qui n’a pas de sens puisque ce n’est pas l’Etat qui « supporte » cette dépense), on atteint 100 Mds€.
Prolongeant la loi du 4 mars 2002, la loi du 22 avril 2005 dite « loi Léonetti » a légalisé le « laisser mourir » en reconnaissant aux patients et aux médecins la possibilité de stopper les traitements thérapeutiques afin d'éviter « l'obstination déraisonnable ». Soucieux de répondre à toutes les situations, François Hollande veut compléter ce dispositif légal et autoriser « l’aide à mourir dans la dignité » sur la base de trois principes.
1. Premier principe : refuser l’hypocrisie
Les opposants au « droit de mourir dans la dignité » affirment le caractère inviolable de certains interdits. C'est la thèse du candidat UMP sortant : « L'euthanasie légalisée risquerait de nous entraîner vers des débordements dangereux et serait contraire à notre concept de la dignité humaine » (Figaro Magazine, 11/02).
En réalité, l’aide active à mourir strictement encadrée par la loi est depuis longtemps une pratique courante dans de nombreux centres de soins :
- Selon une étude faite par les professeurs Pochard et Azoulay en 1999, 20% des décès en réanimation relèvent d’une injonction létale (source : Le Monde du 4/3/2000).
- Dans une pétition publiée par Le Nouvel Observateur en mars 2007, plus de 2 000 soignants ont reconnu avoir « en conscience, aidé médicalement des patients à mourir ».
- Au total, on estime que plusieurs milliers de malades reçoivent, chaque année, une aide clandestine à abréger leurs souffrances.
→ Le seul enjeu est de savoir si la loi doit nier la réalité ou de la constater. Dans un cas, le déni ouvre la voie à toutes les dérives. Dans l'autre cas, la lucidité permet d'encadrer la réalité selon les principes de l'humanité et du droit.
L’hypocrisie est d’autant plus inacceptable qu’elle est actuellement inscrite dans la législation. En effet, la loi du 22 avril 2005 prétend établir une distinction entre « laisser mourir » et « faire mourir ».
- Or, pour lutter contre les douleurs de certains patients, il arrive que des médecins soient contraints d’utiliser une « sédation terminale ». Dans ces circonstances, ils mettent fin, dans un même geste, aux souffrances et à la vie du malade.
- En dehors de ces cas extrêmes, la loi autorise déjà des pratiques assimilées à des aides actives à mourir par des autorités comme le Vatican (ex : l’arrêt de la nutrition dont le Conseil d’Etat a établi clairement qu'il ressort des dispositions légales).
→ La frontière entre « laisser mourir » et « faire mourir » n’est pas une frontière étanche : elle ne protège pas la vie des malades, mais la bonne conscience du législateur.
Sur ce sujet, M. Sarkozy est le premier à porter l’hypocrisie à son comble. Pour rallier la frange la plus conservatrice de son électorat, il renie aujourd’hui ses convictions passées. Le 11 février 2007, ne déclarait-il pas : « il y a des limites à la souffrance qu’on impose à un être humain. Je veux simplement qu’on aborde ces questions en partant moins des principes et plus de la souffrance. On ne peut pas rester les bras ballants devant la souffrance d’un de nos compatriotes qui appelle à ce que ça se termine, tout simplement parce qu’il n’en peut plus ».
N. Sarkozy se satisfait de l'hypocrisie. F. Hollande préfère la franchise.
2. Deuxième principe : affirmer un droit conforme à nos valeurs
Loin de mettre en cause les fondements de notre civilisation, proposer le droit de mourir dans la dignité est conforme aux trois valeurs de notre devise républicaine.
Conforme à la liberté.
Créer un droit de mourir dans la dignité, c'est la liberté ultime d'une humanité reconnue comme telle. Pour la frange conservatrice de la droite, la dignité humaine est le fruit d'un dessein divin : elle s’impose à l’individu et contraint ses choix. Dans la République laïque, la dignité humaine vient de l'humanité elle-même, non d'une transcendance. Chaque personne est un sujet libre et responsable.
→ Légaliser l’aide à mourir, c’est rendre à l’individu la définition de sa dignité.
Conforme à l’égalité.
Il est faux de dire que nous sommes tous égaux devant la mort. Aujourd’hui, le bénéfice d’une aide active à mourir dépend soit du hasard (la compréhension ou non du corps médical), soit de la fortune (la possibilité ou non d’aller dans une clinique à l’étranger). La création d’un droit de mourir dans la dignité renforce l’égalité entre citoyens.
→ Légaliser l’aide à mourir, c’est abolir, face à la mort, les privilèges liés à l’argent.
Conforme à la fraternité.
Dans la plupart des cas, les soins palliatifs permettent de soulager les souffrances devenues insupportables. Mais de nombreux malades refusent la perte de conscience occasionnés, au moment de mourir, par les sédatifs. Ils préfèrent quitter leurs proches en restant capables de les reconnaître ou, quand ils le peuvent, de les appeler par leur prénom. L’aide active à mourir sert ainsi la fraternité humaine. Elle permet de rassembler, au moment ultime, la personne qui part et celles qui restent.
→ Légaliser l’aide à mourir, c’est permettre qu’un adieu partagé soit encore possible.
Pour F. Hollande, les valeurs qui nous rassemblent sont celles de la République.
3. Troisième principe : encadrer une procédure
Dans son projet présidentiel (proposition 21), F. Hollande a posé un principe : offrir une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité à « toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable et qui ne peut être apaisée ». Ce principe est suffisamment mesuré pour prévenir toute dérive vers l’assistance automatique au suicide.
En outre, F. Hollande s’engage à le mettre en œuvre « dans des conditions strictes et précises ». Fidèle à la proposition de loi défendue par le groupe SRC en novembre 2009, le dispositif légal pourrait ainsi prévoir :
- L’obligation de consulter au moins quatre médecins pour établir précisément l’état du malade, ainsi que le caractère libre et éclairé de sa demande.
- La possibilité d’exprimer son souhait dans des directives anticipées.
- La création d’une clause de conscience que tout médecin dispose du droit de refuser son concours.
- La mise en place d’une commission régionale pour contrôler a posteriori le respect de toutes les conditions légales.
La droite déclare que le projet de F. Hollande serait « à l’origine de dérives dont nul ne sait où elles nous conduiraient » (J-M. Nesme, député UMP, Valeurs actuelles, 2 février). En réalité, la droite ment (ilest faux de dire, par exemple, que la loi pourrait s’appliquer aux malades mentaux ou aux personnes dépressives) et elle cherche à faire peur (pour retarder l’émergence d’un consensus sur le sujet).
En encadrant par la loi l’aide active à mourir, François Hollande veut :
- Soulager les malades dont les douleurs sont rebelles à toutes les sédations. Au nom du respect de l'humanité et du refus de la souffrance, le législateur ne peut plus ignorer cette réalité.
- Déculpabiliser les médecins laissés seuls face à la détresse de leurs patients : le législateur ne fuir sa responsabilité et se défausser sur le corps médical.
- Clore les polémiques publiques nées de drames individuels. Le législateur ne peut plus méconnaitre que 94 % des Français sont désormais favorables à l’aide active à mourir (sondage IFOP de septembre 2011).
Alors que N. Sarkozy préfère laisser faire et activer les peurs à des fins électorales, F. Hollande veut apaiser la société en faisant prévaloir l'humanité et le droit, les deux piliers de notre contrat social. Il propose :
- davantage de fraternité face à la fin de vie, en permettant à ceux - et les mots ont un sens - qui souffrent "mille morts", d’obtenir qu’il y soit mis fin.
- davantage d’égalité car nous pensons choquant et injuste que la fin de vie dépende du degré de fortune et de relations de chacun, voire du hasard des pratiques hospitalières.
- davantage de liberté par une nouvelle avancée du droit.
Découvrez les 60 engagements de François Hollande pour la France
en cliquant sur le lien ci-dessous.
http://francoishollande.fr/assets/Uploads/Projet_presidentiel_Francois_Hollande.pdf
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Les militants et les élus municipaux de la section socialiste de Saint-Christol-lez-Alès |
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Vous présentent leurs meilleurs voeux de bonne et heureuse année |
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2012 |
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« Face au monde qui
change, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement. »
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